Le financement des collectivités terroriales bloqué
J'ai déjà évoqué les conséquences directes des nouvelles normes prudentielles Bâle III sur le financement des collectivités territoriales. Lire ici. Hier, une dépêche AFP précise les problèmes rencontrés par les collectivités territoriales en 2011. On y apprend que "les besoins de crédit des collectivités locales françaises s'élèvent à 23 milliards d'euros par an, a indiqué une source bancaire. Or en raison des nouvelles normes bancaires appelées Bâle 3, les banques ne pourront leur prêter qu'entre 16 et 20 milliards cette année. Il leur manquera donc entre 3 et 7 milliards à la fin de l'année". Lire ici. Voilà les conséquences concrètes de Bâle III. Ce sont les exigences en liquidité qui obligent les banques à privilégier les emprunteurs qui ont des contreparties d'épargne. Elles n'ont pas le choix.
BALE III est paradoxale.
Je pense qu’il serait préférable que les banques soient capitalisées à 80 % en fonds propres comme à l’époque où le quasi monopole bancaire et les banques centrales n’existaient pas.
Mais je pense que BALE III ne change pas grand chose à la solidité de nos institutions financières. Au contraire, à cause de la réduction rapide de leur effet de levier, les conséquences peuvent être très négatives, et jouer un rôle d’amplification de la crise.
En revanche, que les collectivités locales voient l’emprunt se tarir peut permettre de les confrontés à la réalité, les sortant de leur assistanat vis à vis des dotations de l’Etat prépondérantes dans leur budget et historiquement en croissance exponentielle.