L’économie française toujours en panne

Comment se comporte notre économie en ce début d’année 2014 ? Réponse : mal. La nouvelle n’est guère réjouissante mais les indicateurs avancés se succèdent et ils sont médiocres. Je passe rapidement sur les chiffres du chômage qui sont mauvais : 8.900 nouveaux inscrits en métropole dans la catégorie A en février. Le nombre de demandeurs d’emploi sans activité a battu un nouveau record à 3,31 millions. La courbe ne s’est pas inversée (c’était une évidence, lire ici) et elle n’est pas prête de s’inverser. Par ailleurs, d’autres indicateurs montrent que l’activité reste très faible en ce début d’année. Ainsi, le climat des affaires calculé par l’Insee est resté stable en février, à 94, pour le deuxième mois de suite. Il se situe toujours très nettement en dessous de sa moyenne de longue période établie à 100.

De son côté, la confiance des ménages toujours calculée par l’Insee a reculé d’un point (84) et reste également très loin de ses niveaux historiques. Sans surprise, la consommation des ménages a reculé de 2,1%. Même en excluant les dépenses d’énergie et d’achats automobiles, les dépenses de consommation des ménages en biens ont reculé en janvier.

Plus inquiétant encore, l’UE vient de publier ses prévisions de déficit pour 2014 et 2015 et il est désormais très clair que la France ne respectera pas ses engagements de réduction des déficits publics. Nous devrions être proches des 4% cette année. Le président s’agite depuis plusieurs mois, annonce une réduction drastique des dépenses publiques, mais on ne voit rien venir. Des paroles, encore des paroles, toujours des paroles. Soyons clairs : réduire le niveau de dépenses publiques est très difficile. Le problème de François Hollande c'est qu'avec sa promesse non tenue sur le chômage, il a démonétisé sa parole, il n'est plus crédible.