« Lui président », a-t-il définitivement tué le PS ?

Le PS est-il mort ? Est-ce définitif ? Qui a commis le crime ? Autant de questions pour lesquelles je me garderai bien de porter un jugement définitif. Tout va si vite en politique…

Cela ne doit pas empêcher de regarder les choses en face : le PS est dans une situation quasi désespérée. Après le score désastreux de Benoît Hamon, le PS a enchaîné avec des législatives catastrophiques. Et pourtant…Tout avait bien commencé en 2012 avec « Lui président ». Souvenez-vous. A cette époque le PS avait tout gagné. Il était à la tête de presque toutes les régions, une écrasante majorité des départements, une grande partie des grandes villes et le PS avait même réussi à faire basculer le Sénat à gauche en 2011. C’était une première historique. 

Après la victoire de Hollande en 2012 et sa victoire aux législatives qui ont suivi, le PS s’est retrouvé avec tous les pouvoirs. Le quinquennat désastreux de François Hollande a fait disparaître le PS des écrans radars. En 5 ans seulement. Sidérant. Najat Valaud-Belkacem, sur qui reposaient les espoirs de nombreux militants, vient de renoncer à prendre la tête du parti de la rue de Solférino. Ah, pardon, Solférino n’existe plus. Le siège historique du parti vient d’être vendu. Très symbolique.

La vrai question est de savoir si PS peut rebondir, à l’occasion des prochaines européennes par exemple. J’ai le sentiment que son espace politique est très réduit. L’électorat du PS est explosé en 4 parties : les sociaux démocrates sont partis chez Macron (comme le centre droit d’ailleurs), la gauche du PS est partie chez Mélenchon, quelques électeurs sont partis chez Hamon et quelques autres restent encore.

En 2020, les maires socialistes actuellement en place auront du souci à se faire surtout si Emmanuel Macron obtient des résultats sur le front de l’emploi.

La recomposition du paysage politique n’est pas terminée. Je reviendrai prochainement sur les situations de LR et de l’UDI. Guère plus brillantes.

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